Raisons pour lesquelles les communautés propices à la marche sont importantes
Bâtir et soutenir une communauté qui favorise la marche, c’est bon pour la population, pour l’environnement et pour l’économie. Voici comment :
Santé
Environnement
Circulation et congestion
Communauté
Économie
Santé
Les personnes qui se déplacent à pied réduisent leur risque d’obésité, de diabète et de maladie du cœur. Or, les communautés propices à la marche offrent aux citoyens plus de possibilités de marcher et d’être actifs dans leur voisinage.
- Les deux tiers des enfants et des adolescents canadiens ne sont pas assez actifs pour jeter les assises solides nécessaires à leur santé et à leur bien-être futurs.
- La santé physique entraîne un regain d’énergie, une hausse de l’estime de soi et un sentiment de bien-être, ce qui favorise le maintien de relations personnelles saines et heureuses et l’amélioration de la productivité au travail et à l’école.
- Les recherches montrent que l’activité physique modérée réduit le risque de décès prématuré, de maladie du cœur, d’obésité, d’hypertension, de diabète survenant à l’âge adulte, d’ostéoporose, d’accident vasculaire cérébral, de dépression et de cancer du côlon.
- Les émissions des automobiles ont des effets néfastes sur la santé, dont une susceptibilité accrue aux infections respiratoires chez les jeunes enfants et les personnes âgées.
Environnement
Quand on marche plutôt que de prendre l’auto pour parcourir de courtes distances, on contribue à garder l’air pur et l’eau propre.
- Le transport actif peut contribuer au respect des engagements nationaux et mondiaux en matière de prévention de la pollution et de réduction des émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique et du réchauffement de la planète.
- Chaque déplacement en véhicule à moteur remplacé par un déplacement à vélo ou à pied évite l’émission de 2,6 grammes d’hydrocarbure, de 367 grammes de dioxyde de carbone et de 1,6 gramme d’oxyde d’azote par voyageur mille.
- Des analyses épidémiologiques révèlent que jusqu’à 8 % de tous les décès non accidentels au pays sont liés à la pollution de l’air.
- Le cyclisme et la marche peuvent contribuer à atténuer, en partie, les effets néfastes de la motorisation intense, y compris la congestion de la circulation, la pollution de l’air, le bruit excessif et la destruction de l’environnement.
- Les modes de transport actifs ne perturbent pas le milieu communautaire, par exemple en provoquant des soulèvements de poussière ou des vibrations du sol.
Circulation et congestion
Quand il y a plus de gens qui marchent, il y a moins de circulation. Autrement dit, la conduite automobile est plus sécuritaire et l’entretien des routes est moins coûteux.
- Le passage de l’utilisation d’un véhicule personnel à l’adoption d’un mode de transport actif peut contribuer à réduire le nombre de collisions. Par exemple, en 1995 au Canada, les accidents de la route ont coûté la vie à 3 347 personnes, soit une moyenne de 10 personnes par jour ou l’équivalent de l’écrasement en un an de 10 gros-porteurs, et blessé 241 800 personnes, soit environ l’ensemble de la population du Grand Victoria. De 1986 à 1995, 5 179 piétons ont été tués par des véhicules à moteur et 157 703 ont été blessés.
- Des données américaines laissent entendre que les modes de transport actifs pourraient être plus sécuritaires que le transport par véhicules à moteur.
Communauté
Quand les gens marchent, ils ont davantage l’impression de faire partie de leur communauté. Ils sentent l’existence d’une affinité avec les endroits où ils vivent, travaillent et jouent et ils sont plus conscients de l’environnement. Quand les gens font de la marche ou du vélo, les rues sont plus sûres.
- Le transport actif entraîne une réduction de la criminalité et favorise, dans la communauté, un sentiment plus profond de sécurité personnelle et familiale grâce à la présence accrue « d’yeux dans la rue » en raison des piétons, des cyclistes et d’autres personnes actives dans le voisinage.
- Le fait qu’il y a plus « d’yeux dans la rue » contribue à dissuader les criminels et donne aux voisins et aux citoyens l’impression et la certitude qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils peuvent obtenir de l’aide rapidement au besoin.
Économie
Quand les gens sont en santé, les coûts liés aux soins de santé sont moindres. Or, quand les communautés sont bien aménagées et compactes, un plus grand nombre de personnes peuvent avoir accès aux services sociaux, d’emploi et d’éducation dont elles ont besoin.
- Investir dans les communautés propices à la marche et soutenir celles-ci peut stimuler l’économie locale de plusieurs façons, y compris la revitalisation du centre-ville, l’aménagement de sentiers ruraux et urbains, le tourisme ainsi que la création d’emplois dans des entreprises qui offrent des services visant les modes de transport actifs tels que la marche et le cyclisme.
- La vie active mène à la réduction des coûts liés aux soins de santé du fait que les gens sont en bonne forme physique.
- Selon le Conference Board of Canada, une hausse de 10 % de la proportion de Canadiens qui sont physiquement actifs pourrait entraîner des économies annuelles de l’ordre de 102 millions de dollars relativement au traitement de la cardiopathie ischémique.
- Au Canada, on estime que les coûts environnementaux du transport atteignent entre 14 et 36 milliards de dollars par année.
- La réduction du bruit accroît la valeur des propriétés dans les quartiers résidentiels, surtout si le bruit du transport matinal est atténué.
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