Il n’y a pas de trottoirs là où j’habite. Comment puis-je remédier à cette situation?
La circulation est trop rapide. Comment puis-je la faire ralentir?
Je ne peux pas traverser la rue. Comment puis-je remédier à cette situation?
Les personnes en fauteuil roulant ne peuvent pas se déplacer aisément. Comment puis-je remédier à cette situation?
Il n’y a pas de trottoirs là où j’habite. Comment puis-je remédier à cette situation?
Les renseignements suivants servent de lignes directrices générales quant aux aspects sur lesquels vous pourriez axer vos efforts :
- Il devrait y avoir un trottoir de chaque côté de toutes les rues, sauf dans les régions les plus rurales.
- Les trottoirs menant à un pont et le traversant doivent être assez larges pour maintenir une bonne distance entre les piétons et les automobilistes.
- Dans les secteurs où il n’y a pas de bordures de trottoir ni de caniveaux, les allées pour piétons en asphalte pourraient s’avérer un meilleur choix que les trottoirs de béton permanents.
- Idéalement, les trottoirs devraient être séparés de la chaussée par un accotement ou une bande paysagère d’au moins 1,20 à 1,80 mètre (4 à 6 pieds). Ceux-ci servent à séparer les piétons des voitures et donnent un endroit où planter des arbres.
- Les trottoirs devraient être obligatoires dans tous les nouveaux ensembles d’immeubles à usage résidentiel et commercial.
(Source : Le National Center for Bicycling and Walking) - Idéalement, la largeur du trottoir dans un centre-ville ou un autre quartier d’activité serait de 3,65 mètres (12 pieds), dont au moins la moitié (1,80 mètre/6 pieds) devrait être complètement dégagée. Cette largeur permet à deux piétons de marcher côte à côte, ou de se doubler aisément. Elle permet généralement assez d’espace pour le lèche-vitrine, quelques meubles de rue (bancs, lampes, etc.) et des endroits où les gens peuvent s’arrêter. Il serait préférable que le trottoir soit plus large pour permettre l’aménagement d’abribus, de café-terrasses et d’autres commerces extérieurs. Si cela n’est pas possible, une largeur de 2,40 mètres (8 pieds) pourrait suffire. Hors du centre-ville, les trottoirs devraient mesurer au moins 1,5 mètre (5 pieds) de largeur.
- L’état du trottoir, à savoir son état général et les fissures, entre autres, est aussi très important.
La circulation est trop rapide. Comment puis-je la faire ralentir?
Dans bon nombre de communautés, la circulation est trop rapide pour que les piétons se sentent en sécurité. Or, dans plusieurs d’entre elles, on fait l’essai de dos d’ânes, de ronds-points, de trottoirs élargis aux intersections et d’autres mesures autoapplicables qui servent à ralentir la circulation et à rendre la marche plus attrayante et plus sûre. Voici quelques points à considérer :
- Les dos d’ânes sont courants et efficaces.
- Les ronds-points réduisent la circulation de transit, ralentissent le reste des voitures et contribuent à embellir le voisinage.
- Même les mesures les plus simples, telles que l’aménagement de virages serrés, peuvent aider à ralentir la circulation.
- Il est possible de ralentir la circulation sur les voies résidentielles et les grandes voies de sorte que les automobilistes puissent se rendre à leur destination, mais pas aux dépens de la communauté ou des gens qui veulent pouvoir mettre les pieds dehors.
- Les avancées de trottoir, les terre-pleins et les îlots surélevés éliminent les lignes droites qui incitent les conducteurs à rouler trop vite. Ils assurent aussi une meilleure protection aux piétons.
- Encourager la ville, le comté ou la municipalité à permettre la construction d’immeubles plus près de la rue.
- Réduire le nombre de voies de circulation.
- Inclure des panneaux d’arrêt, des feux de circulation et des passages pour piétons, entre autres, dans la conception communautaire.
Je ne peux pas traverser la rue. Comment puis-je remédier à cette situation?
La façon dont les rues ont été aménagées pose trois problèmes pour les piétons.
- Les rues larges augmentent la durée de traverse pendant laquelle les piétons risquent de se faire frapper.
- Les intersections dont les angles sont obtus ou les voies de virage à droite fluides permettent aux automobilistes de faire des virages à des vitesses relativement élevées.
- Les voitures stationnées peuvent empêcher les piétons de voir les voitures qui circulent et les automobilistes de voir les piétons qui attendent de traverser.
Solutions possibles à ces problèmes :
- Élargir les trottoirs aux intersections afin de réduire la distance à traverser.
- Bâtir des « avancées de trottoir » aux intersections en étendant le trottoir et la bordure dans la rue. Les avancées de trottoir et les bordures à rayon réduit peuvent raccourcir la longueur des passages pour piétons, réduire la vitesse des voitures qui font un virage ainsi que permettre aux piétons de mieux voir la circulation en cours d’approche et aux automobilistes de mieux voir les piétons qui attendent de traverser.
- Installer, dans les rues larges, des médianes centrales où les piétons peuvent se tenir en toute sécurité s’ils ne peuvent pas traverser la rue au complet en un seul feu de circulation. Cependant, aux intersections signalisées, il importe d’installer des boutons-poussoirs pour piétons à la médiane centrale pour s’assurer que les piétons ne restent pas pris au milieu de la rue.
- Il pourrait être nécessaire d’éliminer le stationnement près des intersections et des passages pour piétons à mi-pâté pour rehausser la visibilité des piétons et des automobilistes. Cette mesure est particulièrement importante dans les secteurs où il y a beaucoup de jeunes piétons; il est très difficile pour les automobilistes de voir les enfants parmi les autos stationnées.
- Augmenter le temps de traverse des piétons aux feux de circulation. Cette mesure revêt d’autant plus d’importance dans les secteurs où il y a beaucoup de personnes âgées ou handicapées et de jeunes enfants.
Les personnes en fauteuil roulant ne peuvent pas se déplacer aisément. Comment puis-je remédier à cette situation?
L’accessibilité pour tous les citoyens compte parmi les principes fondamentaux des communautés propices à la marche. Il est essentiel que les personnes se déplaçant en fauteuil roulant ou ayant des troubles de mobilité aient un accès égal à tout ce que les communautés ont à offrir. Les obstacles, comme les poteaux d’électricité et les boîtes à journaux, qui bloquent les trottoirs et qui rendent les déplacements difficiles, voire impossibles, pour les personnes handicapées sont, dans bien des cas, les mêmes entraves qui rendent la marche désagréable ou dangereuse pour tout le monde. Voici quelques-uns des points importants à considérer :
- S’assurer que le trottoir est exempt de tout obstacle.
- Si des obstacles sont nécessaires, s’assurer qu’il y a assez de place pour que les personnes ayant des difficultés en matière de mobilité puissent éviter le problème.
- Les rampes d’accès bien conçues sont nécessaires pour les personnes handicapées.
- Utiliser des passages pour piétons sonores pour les personnes aveugles ainsi que des « bords » de trottoir.
- Prévoir des trottoirs assez larges et dont la surface est assez unie pour permettre à une personne en fauteuil roulant de circuler aisément et à un piéton de la doubler.
- Assurer un entretien hivernal afin que le passage soit ouvert à longueur d’année.